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Chargé d'Ombres

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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Chargé d'Ombres   Mar 13 Mar - 23:17

Hrp/
A la demande du Baron, quelques extraits d'un rp démarré et non encore terminé se trouvant sur le forum de Ithryns (dans le port des brigands)
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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Mar 13 Mar - 23:18

Je venais de découvrir cet endroit, attiré sans doute par ses effluves, oh combien alléchantes.

Mélange d’odeurs rances de poissons, de sueurs anciennes collant aux aisselles des dockers, de parfums de piètre qualité déversés au litre sur le corps de ces vieilles putes vérolées afin de masquer les relents de foutre oublié aux commissures de leurs lèvres par des marins déchargeant, lors de leurs trop rares escales, le trop plein d’images de sirènes les attirant de leurs atours tant espérés, jamais rencontrés.

Ha, ces ports, lieux ouverts sur l’immensité des océans et pourtant microcosme clos à tout étranger de ce monde particulier.

Ici coulait à flot le mauvais alcool servit au cours de repas pantagruéliques fait de tonne de pommes de terre et de lards cuit au saindoux.

Les bars ne sont accessibles qu’aux gros bras et aux filles faciles.

Les bagarres quotidiennes mais toujours vécues dans la bonne humeur et oubliées aussitôt le premier verre de réconciliation.

Ici, pas de rancœurs, pas d’hypocrisie.

Des vies simples faites de plaisirs basiques.

Ici on ne faisait pas la fine bouche.

Qu’allais-je y découvrir ?
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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Mer 14 Mar - 18:34

Oui, qu’allais-je y découvrir ?

Avant de pousser la porte du premier bouge rencontré, une multitude de souvenirs m’assaillent.

Ce temps bénit, où Titrambus, capitaine de piraterie et Le Baron, son second, nous menaient de mers en mers, d’iles en iles, de ports en ports, de femmes en femmes.

Qui d’autre qu’un marin de flibuste pouvait comprendre la valeur de ces escales ?

Lorsque quatre mois durant, nous ne touchions terre, nous nourrissant de viandes outrageusement salées afin de ralentir son pourrissement.

Cette viande au goût de mer qui engendrait une soif perpétuellement inassouvie par le peu d’eau croupie et rationnée qu’il nous était donné de boire.

Ce parfait antagonisme entre la rareté de l’eau douce et l’infinité des flots qui nous entourait.

Souvenirs de tempête également, de celles dont l’angoisse qu’elles vous procurent vous font oublier qu’une frontière existe entre la vie et la mort.

Tempête de nuit, où les astres ont définitivement disparus derrière d’impénétrables nuages, où la notion même de lumière n’existe plus.

Lorsque la houle empêche d’allumer toutes lampes par crainte de bouter le feu au navire, lorsque seuls les cris de vos frères vous parviennent au milieu du déchainement des éléments, lorsqu’il vous faut dans ces instants tirer le hauban, baisser le grand foc, fermer les écoutilles, lorsque enfin, votre esprit chavire, votre raison se perd.

Tempête de jour, affront permanent à vos yeux que l’immensité des vagues, lorsque au creux de celles-ci, les lames qui vous entourent dépassent la hauteur du grand mat, semblant vous plonger dans la gorge d’un monstre gigantesque dont jamais vous ne ressortirez.

Ces vagues si hautes qu’un instant elles vous plongent dans l’obscurité, porte ouverte vers l’antre des enfers.

Cet enfer où vous ne pouvez même plus vouer votre âme au diable, celui-ci ayant fuit vers des cieux plus cléments.

Puis s’en suit le calme plat.

La mer lisse comme une lame de rasoir.

Les voiles tombant lamentablement tels des linceuls recouvrant vos lambeaux d’âmes.

Les longues semaines à récurer les cales et les ponts afin de ne pas sombrer dans la folie qu’engendre l’oisiveté dans ces espaces infinis.

Ces jours où l’on maudit sa génitrice d’avoir procréer les bâtards que nous sommes.

Ces jours où l’on se jure de plus reprendre la mer… avant la prochaine fois.

Puis enfin, les escales, oui les escales tant attendues et l’oubli.

L’oubli dans les bras d’une grosse, dans le goulot d’une bouteille…
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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Jeu 15 Mar - 21:33

Pourquoi cette auberge plutôt qu’une autre ?

Bien sur, elle semblait sordide à souhait.

Mais laquelle ne l’était pas en ce lieu ?

Un reste d’enseigne branlant à l’unique chaine qui l’empêchait de finir son office aux pieds des latrines ouvertes qui bordaient le bistrot.

En fait de latrines, une simple rigole accueillant tant les vomissures des marins atteint du mal de terre, l’urine fétide dégorgée de panses suintantes de sueurs, les pleurs, et oui les pleurs, de ces gaillards exhortant leurs angoisses refoulées dans un amour perdu pour une belle dont ils ont déjà oubliés le nom.

La pancarte virevoltant au gré de la brise indique « au bateau ivre ».

Ce nom évoquant bien quelque chose dans une de mes nombreuses mémoires. Sans doute une autre vie. Qu’importe.

Je chevauche un ou deux cadavres de matelots ivre morts gisant devant la porte et pénètre les lieux.

A nouveau ces odeurs qui m’envahissent.

Mélange épicé de sang, de sueurs, d’excréments, d’alcool et de vieux tabacs dont une grande partie se chique avant d’être recraché à même le sol dans un agglomérat noirâtre de baves et de plantes mâchées.

Les odeurs assimilées, vient la vue.

Ha, quel délice que cette foire aux monstres.

Ces gueules de jeunes mousses taillés aux couteaux, ces traits gravés dans leurs visages racontant tant d’histoires extraordinaires.

Ces corps fait de muscles et de privation décorés de dizaine de tatouages, aussi inesthétiques les uns que les autres.

Et les femmes, multiples invitations aux plaisirs de la chair que ces drôlesses adipeuses dont les énormes cuisses vous engouffrent des frégates entières et dont les bouches édentées vous en avalent toute la cargaison.

Ces seins lourds et pendants auréolés de multiples veines bleuâtres tranchant violemment sur leur peau blafarde mais palpitant sur des cœurs d’or.

Le bonheur m’envahissait.

Comme je les aimais.

Comme je les chérissais.

Ceux que l’on nommait la lie de la société, ceux qui n’avaient en eux la moindre once de méchanceté, ceux dont la simplicité en faisait des anges.

Je me dirige vers le bar, sourire aux lèvres.

Etonnement !!!

Une créature pendue au bar semblant vouloir étancher dans l’alcool ses manières de petite bourgeoise.

Oh, sa tenue ne dénotait en rien avec l’endroit, bien que l’état de propreté qui s’en dégageait indiquait bien que cette garce n’était pas du cru mais sa peau trop lisse, nacrée de surcroit, ses seins trop fermes et surtout ce regard hautain de celles qui croient souffrir et estiment pouvoir se permettre de vendre leur âme au diable dans ces bas fonds.

Un soupçon de haine m’envahit.

« Tavernier, une bière vite.

Que chasse de mon esprit cette ombre à mon tableau »
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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Dim 18 Mar - 19:43

La tenancière me présente deux chopines en lieu et place de celle demandée.

Un instant j’ai bien cru qu’il s’agissait d’un homme tant sa pilosité lui rendait les traits masculin.

Un clin d’œil de celle-ci.

Elle m’indique l’arrivée d’une nouvelle bourgeoise comme si elle avait devinée que j’aurais pu en faire une proie de choix pour réchauffer à bon prix les maigres paillasses proposées par l’endroit.

Bien sur, elle ne peut savoir que la seule envie qui m’étreint serait de leurs planter mon poignard au fond des tripes et de les laisser souffrir à mes pieds pour qu’enfin leurs regards implorants ai une signification, pour qu’un court instant elles comprennent ce que souffrir signifie.

Une odeur de poudre détourne mon attention de ces vipères.

A mes côtés un canonnier.

Ceux-là, je les repère à dix lieues.

Leur odeur est caractéristique.

Il m’avait bien semblé apercevoir un vaisseau de guerre à l’entrée du port.

Mon admiration était sans borne pour cette race de marins.

Telles des fourmis aveugles, ils obéissaient lorsque, au plus chaud de la bataille, ils ne savaient rien de ce qui se passait au dessus de leurs têtes.

Lorsque l’abordage se faisait, les canons ennemis étaient si proche qu’ils pouvaient en distinguer le boulet qui bientôt serait vomit en leur direction.

Jamais avant l’ordre d’arrêter le feu, ils ne pouvaient connaître l’issue du combat.

A chaque rencontre avec un bateau ennemi, une partie de roulette russe où, qu’ils soient vainqueurs ou vaincus, nombre d’entre eux iraient nourrir les fonds marins.

Inutile de parler à celui-là.

D’avoir trop côtoyé la mort au sein de vacarmes évoquant la fin du monde, son esprit s’était éteint, seule son enveloppe subsistait.

Demain, il reprendrait les flots sans même savoir pour quelle cause il allait mourir.
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Lun 11 Juin - 20:07

La vue et l’odorat satisfaits de tant de délices, un troisième sens se met en éveil.

Lentement, je distincte les voix dans ce brouhaha de rires et de rixes.

Une table, au fond, à gauche.

La tonalité d’un Bosco, elle aussi reconnaissable entre mille.

A terre comme sur mer, sa voix perce, sa parole s’écoute et ne se discute pas.

Maître à bord, il le reste loin des flots.

A ces pieds cela roucoule.

Deux biches en manque de rêves écoutent le ténor narrer ses aventures édulcorées.

Leurs bouches grandes ouvertes, leurs corps en pamoison.

Laquelle finira la nuit soumise à ses ordres d’un tout autre type ?

Laquelle sentira sur son corps déjà meurtrit, les coups de ceinturons qui font oublier au bosco son impuissance.

Pauvre bosco, à vouloir tellement paraître il a retourné sa haine de soi sur ses pauvres matelots et ces naïves donzelles.

...

Un bruit sourd à ma droite.

Une bouteille sur le bar.

La catin se manifeste.

Elle feint de m’ignorer et cela à raison.

Je ne suis rien pour elle et cela me convient.

Si elle est dans ce bar, c’est que comme toutes les autres de son monde, l’ennui la poursuit.

Ici deux sortes de femmes.

Celles qui sont nées putes, celles dont les ascendantes n’ont pas parcourus plus de deux lieux autours de ce port, celles qui survivent du bonheur offert aux marins contre quelques piécettes, celles qui n’ont pas de passé et dont l’avenir est déjà éteint.

Celles là, si belles derrière leurs crasses, si intelligentes derrière leurs jugeotes simplistes mais toujours exactes, si douces que leurs cicatrices laissées par quelques rares marins réellement violents n’entachent en rien leur ardeur au travail.

Celles la qui sont de ma race, qui ne sont rien, qui ne possèdent rien, celles la dont les autres se moquent.

Oui, les autres, ces rares catins dans leurs âmes, celles qui intellectualisent, celles qui pensent, celles éternellement insatisfaites de tout avoir, celles qui croient tout savoir, celles qui ont toujours raison, celles qui vous toisent de leurs regards arrogants, qui vous pissent au visage, celles qui n’offrent rien d’elles, qui jamais ne s’abandonnent mais prêtent des parcelles de leurs corps en vous faisant comprendre qu’elles vous font là un honneur immense, celles dont les motivations sont aussi tortueuses que leurs esprits malsains.

Dieu, que la haine me reprend.

Il faut que j’oublie, que je pense à autre chose, je n’étais pas là pour ca.
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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Jeu 21 Juin - 21:43

Mon esprit vagabonde.

Il en oublie ces créatures qui côtoient l’univers que je désire me réserver.

Je poursuis mon observation des lieux ne m’arrêtant que sur ceux dont l’histoire se termine bientôt et dont je découvre dans les traits les rêves et cauchemars qui les habitent.

avachit contre le mur, un guetteur.

Ceux là, on ne peut ni les plaindre ni les envier et encore moins les comprendre.

Sans doute un des métiers les plus durs de la mer uniquement accessible à ceux dont la folie les a déjà quittés transformant leurs êtres en de sombres spectres aux aguets.

Ceux là, dont le visage brulé par le soleil, rongé par le vent et les sels marins, crevassé par le gel, pourri par la pluie, conserve des yeux à l’acuité sans pareil.

Perpétuellement seul dans leur nacelle, des fourmis chantantes à leurs pieds, scrutant l’horizon sans relâche.

Eux seuls peuvent distinguer à des miles la voile naissante d’un navire ennemi de la houle des vagues.

Eux seuls peuvent percevoir l’ile tant convoitée de l’ombre sans forme des horizons lointains.

Leurs songes en proie à mille tourments torturent sans cesse leurs esprits jamais au repos.

Seule la mort peut leur apporter le repos.

Pour celui-ci, son heure est proche.
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CapricorneRat
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Ven 18 Avr - 21:48

Il y a si longtemps que je le connais.

Un premier croissant de lune montante et je sais que c’est son heure.

Pour quelles raisons en est-il ainsi ?

Certaines questions ne se posent pas.

Les évidences s’imposent d’elles mêmes.

Le rationnel est ailleurs en ce monde gouverné par des forces invisibles.

Ce soir, il est Ombre.

La Lumière l’a quitté et ne reviendra que ses méfaits commit.

A ses yeux pourtant pas de mal.

Il épargne ceux qu’il hait car il sait ne pouvoir agir sous le travers de l’émotion.

Son choix se porte sur un guetteur, une race de marins que la vie a quittés depuis leurs berceaux.

Ceux-là sont nés pour ce métier. Il ne peut en être autrement.

Celui-ci mourra ce soir. Il ne peut en être autrement.

Je pourrais l’en empêcher.

Cela serait si facile pour moi.

Il suffirait qu’il m’aperçoive pour que la lumière le baigne.

Il suffirait d’un regard.

Cependant je reste tapi dans l’obscurité d’une chambre d’étage et je l’observe au travers d’une fente de ces fines cloisons censées préserver un semblant d’intimité en ces lieux.

Chacun de nous porte sa forme de survie.

En moi aucun jugement.

Il me faut juste le protéger.

Il me faut juste me protéger.







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ombre et lumiere
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Ven 9 Mai - 20:13

Je m’approche de la table la plus proche de l’endroit où se trouve, debout, le guetteur.

Deux marins y sont attablés, à moitié endormis par le trop plein d’alcool.

Entre eux, au milieu de la table qui les sépare, je dépose mon pendentif que j’ai lentement fait glisser le long de mon torse.

Les marins regardent celui-ci étonné.

Au centre du médaillon, une mandragore stylisée, couleur émeraude sur un fond noir.

Leur regard s’emplit de terreur.

Ceux-là on comprit.

Ils quittent précipitamment la table.

Je m’y installe face au guetteur.

D’un revers de la main, j’appelle celle qui fait office de serveuse et je commande deux chopines.

J’invite le guetteur à me rejoindre.

Celui-ci hésite un instant.

Pourquoi viendrait-il vers moi ?

Il a assisté à la scène avec les deux marins.

Rien ne lui échappe. C’est son métier, son naturel.

Il est curieux.

Il ne résiste pas longtemps et s’assoit silencieusement face à moi.

Ma main qui recouvrait le pendentif s’en éloigne, le dévoilant à ses yeux.

Lui aussi sait ce qu’il signifie.

Il fait mine de se relever.

Ma main se pose fermement sur la sienne.

Le froid l’envahit.

La terreur le submerge.

La folie le paralyse.
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CapricorneRat
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MessageSujet: Re: Chargé d'Ombres   Sam 17 Mai - 17:20

Je l’observe.

Sais t’il que je suis là ?

Je l’observe.

Toujours le même rituel.

Il l’observe.

Il sait qu’il va mourir.

Le froid l’envahit.

Des gouttes de sueur glacée coulent le long de son front.

Il sait qu’il va mourir.

Il ne résiste pas.

Comment le pourrait-il d’ailleurs ?

Je sais qu’il va mourir.

Je pourrais l’en empêcher.

Toujours le même rituel.

Toujours le même dégout.

Je pourrais l’en empêcher.

Toujours le même rituel.

Je ne ferai rien.

Je dois le protéger.

Je dois nous protéger.

Je dois me protéger.

Je l’observe.

Il sait qu’il va mourir.

Toujours le même rituel…

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