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Exoriel
Rose Piquante
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MessageSujet: Renvoie   Mer 1 Juin 2011 - 20:39

Les heures avaient défilé, suivit des jours, peut-être des semaines qui sait ?

La rose que j'avais ramené avec moi, souvenir de cette délicieuse journée, signe d'un possible renouveau, avait fané. Son rouge était devenu terne, elle avait perdu son éclat sanguin, ses épines n'étaient même plus dangereuses.

Mon corps avait guéri, il ne gardait plus une seule meurtrissure, les soins de Ceridewn y étaient pour beaucoup, mais elle ne pouvait soigner que les blessures physiques. Celles, intérieurs, étaient bien plus inatteignable. Douloureuse.

Indéniablement, il me manquait. Mon cœur saignait de son absence, mais mon orgueil et ma fierté tenaient bons cette fois-ci. Il était hors de question, que je cède. A le rejoindre. A lui écrire. A tenter de le croiser. Quoi que ce soit. Au fond la fatalité, que je redoutais, m'étreignit. Se faisant raison là où je tentais de la repousser. Je ne voulais pas …

Assise sur le divan de ma chambre, j'attrapais ma cape, mon orbe déjà en main. Subissant mes caresses contrariées depuis près d'une heure. Je quittais la pièce, puis le Manoir.

Sans une once de compassion pour mon équidé, je la montais brusquement, l'élançant au galop en direction de Melrath Zorac.



Je déposais Kasha auprès de l'auberge Sud de la ville, la sachant en sécurité ici et je m'éloignais. M'enfonçant dans les rues toujours plus étroites et sombres, et malfamées à cette heure tardive de la nuit. Mais après tout, de tous les brigands qui se trouvaient ici, je me trouvais de loin être le prédateur et non la proie.
Je finis par trouver ce que je cherchais, une taverne, petite, sobre, pleine d'inconnus. Et c'était surement ça le plus important. Se reclure là où personne ne me reconnaitrait, là où qui j'étais n'avait aucune valeur. J'avais juste besoin de sentir la vie tournait autour de moi, la fauchait si j'en ressentais l'envie. Réfléchir auprès d'un ou plusieurs verres …

Et en effet, ils s'enchainèrent, rapidement. Beaucoup trop pour mon esprit qui eut du mal à tenir le choc. Dans un coin de la taverne, capuche rabaissée, quelques regards de soiffards me dévisageaient. Sans doute se trouvaient-ils là pour fuir leur femme après le labeur de la journée. Sans doute voyait-il en moi qu'une simple femme, plus belle que celles qu'ils pouvaient admirer à l'accoutumé.

Je comptais les verres … Un, deux, trois, quatre... sept. Hum... Pourquoi se démultipliaient-ils tout à coup … L'ivresse faisait plus de ravage que je ne l'avais prévu. Mais au moins, ils m'avaient fait oublié pourquoi j'étais là. Pourquoi je souffrais … Cela me reviendrais demain, mais le fugace plaisir de l'oubli me gagnait sans que je ne fasse rien pour l'empêcher de croitre. C'était si agréable …

Dès lors que je relevais les yeux, mes iris dorés voilés par la brume des effluves de l'alcool se posa dans ceux d'un homme. Heureusement que personne ne me connaissait … Dans cet état, je n'aurais pas donné très cher de ma peau.

Mais concernant l'homme face à moi, je ne parvenais pas à distinguer quoi que ce soit de lui qui ne fut pas trouble. De prime abord, je dirais qu'il était blond et ses yeux me rappelaient étrangement ceux avec lesquels j'étais née. Peut-être moins limpide. Alors que je l'examinais sans un mot, je sentis sa main frôlait ma joue. Je voulus attraper son poignet, lui faire regretter son geste, mais je ne parviens qu'à rater l'illusion de ce dernier. Bien trop mal en point. Ma main finit sa course sur la table, dans le fracas du cadavre des verres vides.

A mon geste, il éloigna sa main.

« Vous ne devriez pas rester ici, Madame. »

Je fronçais les sourcils, je détestais être appeler ainsi, trop de significations passés. Je m'enfonçais dans ma chaise, portant mon … énième verre à mes lèvres. Celui de trop il me semble.



Un mal de crâne taraudait mes tempes, me faisant violence. Mais le plus atroce, je crois, fut lorsque j'ouvris un œil et que les rayons de soleils frappèrent ma pupille. Extrême.
Je me relevais lentement, les yeux hermétiquement clos. A la sensation que j'éprouvais, je devais être dans un lit. Me plaçant dos au soleil, je pus ouvrir les yeux, jetant un œil sur la chambre. Me demandant où je me trouvais mais surtout, comment j'étais arrivée là …

Et cette fichue migraine qui ne cessait faire pulser mes veines. Son seule avantage était qu'elle me renvoyait quelques flashs de ma nuit. Cet homme. Peut-être était-ce lui qui m'avait conduite ici. Mais après ? J'étais encore entièrement habillée. Malgré qu'il aurait pu aisément me revêtir après avoir commis son office. Cette idée me répugnait tout en me complaisant à la fois. Après tout, je pouvais bien user de mon corps comme il me plaisait.

Je n'attendrais pas Helevorn une éternité …

Je récupérais mes affaires et entrepris de regagner le Manoir, espérant trouver ma soigneuse pour qu'elle fasse cesser ce bruit de marteau dans ma tête.

En descendant, j'allais pour payer ma dette, en remarquant que je me trouvais à l'auberge Sud, lorsque la tenancière me dit que ma chambre était déjà payée et qu'un message m'attendait. Elle me tendit le bout de papier sans vouloir en dire plus.

« Vous devriez faire plus attention. »

Aucune signature. Juste un message de prévention. Un conseil …

Je froissais le parchemin dans ma paume en rejoignant ma jument.



En montant les escaliers jusqu'à ma chambre, je repensais à la nuit dernière. A ce que j'avais pu faire et ne pas faire. M'enivrer pour oublier. Peut-être m'offrir pour la même raison …

Lorsque j'ouvris la porte, je me dirigeais vers mon armoire et sortis sa chemise. Son souvenir se fit omniprésent. Toutes ses étreintes, ses sourires, ses baisers … Tout cela n'aurait dû rester que plaisir, ne jamais aller plus loin. Je le savais, je l'avais su dès le début. La plus grosse erreur que j'avais faite fut de m'ouvrir à lui. Les autres sont arrivées d'elles-même, dans l'idiotie de mon amour.

Je caressais l'étoffe de son vêtement avec nostalgie. Tirer un trait sur le passé … Je la pliais consciencieusement sur mon bureau, allait récupérer la rose fanée que je lovais dans le tissu.

Et je lui renvoyais, avec un message.

« Brûle ma cape. »

Je ne voulais pas la récupérer, ne jamais la revoir. Et en lui rendant ses affaires de la sorte, lui de même, du moins pas seule. Pas avec elle. Pas pour des raisons personnelles. Ainsi, les raisons de nos rencontres seront limitées.

Que Rhapsody prenne bien du plaisir avec lui, ce n'était plus mon affaire.

L'oublie serait long, douloureux. Je savais qu'il me hanterait longtemps et que peut-être je regretterais d'avoir agi ainsi. Des larmes coulaient sur mes joues, de tristesse et d'amertume.



Rielle ? Et si nous passions un nouveau pacte …
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